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Portrait rapproché d'une jeune femme portant un habit et une coiffe d'alsacienne noirs. Une cocarde tricolore est piquée sur sa coiffe.
L'Alsace. Elle attend , HENNER Jean-Jacques (Bernwiller, 1829 - Paris, 1905) 1871, Paris © Jean-Jacques Henner, L’Alsace. Elle attend, 1871 RMN-Grand Palais / Franck Raux
Des mains sont jointes sur un fond de robe noire.
L'Alsace. Elle attend , HENNER Jean-Jacques (Bernwiller, 1829 - Paris, 1905) 1871, Paris © RMN-Grand Palais
signature du titre du tableau "Elle attend"
L'Alsace. Elle attend , HENNER Jean-Jacques (Bernwiller, 1829 - Paris, 1905) 1871, Paris © RMN-Grand Palais
Portrait à mi-corps d'une jeune femme portant un habit et une coiffe d'alsacienne noirs. Une cocarde tricolore est piquée sur sa coiffe.
L'Alsace. Elle attend , HENNER Jean-Jacques (Bernwiller, 1829 - Paris, 1905) 1871, Paris © RMN-Grand Palais

L’Alsace. Elle attend est une commande d’épouses d'industriels de Thann, faite à l’initiative d’Eugénie Kestner.

Le tableau est offert à Léon Gambetta (1838-1882) qui est alors un des plus farouches opposants à l’abandon de l’Alsace-Lorraine au nouvel Empire allemand suite à la guerre de 1870. Dans le contexte d’exacerbation du sentiment patriotique qui suit la défaite française, le tableau de Henner devient rapidement emblématique de la souffrance de l’Alsace, douleur qui est aussi celle d’un peintre très attaché à sa terre natale. Ce n’est pas un portrait mais une personnification de l’Alsace, une allégorie qui appartient au monde réel : une jeune Alsacienne en deuil, simple et digne.

À cette époque le peintre adopte un style naturaliste comme en témoigne sa Femme au divan noir exposée au Salon de 1869 (Mulhouse, musée des Beaux-Arts). La cocarde tricolore piquée sur le nœud noir alsacien donne toute sa signification patriotique à une peinture évitant la grandiloquence ou l’anecdote.