Paysages alsaciens
Les paysages que Henner peints sont ceux de son Alsace natale, la campagne du Sundgau qu’il retrouve pendant deux mois chaque année. Dans ses œuvres, la réalité alors observée est souvent traduite dans un univers idéalisé.
Les paysages que Henner peints sont ceux de son Alsace natale, la campagne du Sundgau qu’il retrouve pendant deux mois chaque année. Dans ses œuvres, la réalité alors observée est souvent traduite dans un univers idéalisé.
Les objets
Peinture
Vue de Bernwiller dans les arbres
entre 1890 et 1905
Quand il est en Alsace, Henner aime se promener dans les environs de Bernwiller et croquer ou peindre sur le motif les paysages qui l’entourent. Ce tableau fait partie de ce type de production : Henner représente son village, dont on reconnaît le clocher, derrière les arbres, de manière très schématique. La touche est rapide et fine, on peut voir le bois du support transparaître sous la peinture. La présence du chemin au premier plan replace la scène dans une forme de réalité.
Peinture
Vue de Cernay, appelé aussi « Troppmann-Kinck »
1879
Cette œuvre est l’exemple type des paysages qui constituent l’arrière-plan de toutes les scènes idylliques de Henner. Ce paysage n’est pas réalisé en plein air mais dans l’atelier du peintre, qui schématise la nature sundgauvienne en quelques éléments récurrents : une clairière, un étang entouré d’une forêt dense, une colline en arrière-plan et une trouée de ciel bleu. À partir de ses observations, Henner recrée un paysage alsacien idéalisé et intemporel, chargé d’une puissance symbolique, un lieu immuable où il fige l’image de son Alsace intime, empreinte d’une certaine mélancolie.
Peinture
Route de Galfingen avec le vieux cerisier et la croix
Vers 1876
Galfingue (que Henner nomme Galfingen) est une commune située à quelques kilomètres de Bernwiller. Henner s’y est sans doute rendu lors de ses promenades quotidiennes. Le paysage ici est encore très esquissé, presque abstrait, mais le titre et la présence de la croix au centre de l’œuvre permette d’identifier la scène. La croix que l’on perçoit au pied de l’arbre est la « croix de l’Espagnol », appelée aussi « Spagnol Kruz » par Henner dans certains dessins. Selon l’inventaire des tableaux de Henner dressé par Jules Henner, elle a été érigée à l'emplacement où fut assassiné un prisonnier espagnol employé aux travaux du canal du Rhône au Rhin sous Napoléon Ier.