CAR L’ADIEU, C’EST LA NUIT
Poèmes & lettres Emily Dickinson
Fragments de Christian Bobin, Claire Malroux, Susan Howe, Stamatis Polenakis Musique : Aaron Copland Mise en voix et en espace : Olivier Dhénin Hữu. Avec Alyzée Soudet (comédienne), Marion Tassou (soprano) et Emmanuel Christien (piano).
En écho à l’exposition ELLES, qui dévoile dans le musée le travail d’artistes femmes qui se formèrent auprès de Jean-Jacques Henner, n’ayant accès aux Beaux-Arts, nous vous invitons à découvrir une poétesse qui, de l’autre côté de l’Atlantique, n’a eu d’autre choix que d’œuvrer seule, avec pour seul credo, sa voix intime.
Née le 10 décembre 1830 à Amherst, dans le Massachusetts, et décédée le 15 mai 1886 dans la même ville, la poétesse Emily Dickinson est aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes poètes de la littérature américaine, bien qu’elle ait été très peu publiée de son vivant. Plus de 1 700 poèmes gardés au secret furent publiés par sa sœur après sa mort malgré le souhait d’Emily de tout brûler une fois qu’elle aurait quitté le monde.
Dans un jeu d’énonciation troublant incarné par la comédienne Alyzée Soudet, des textes contemporains de Christian Bobin, Claire Malroux, Susan Howe et Stamatis Polenakis s’enchevêtrent aux poèmes pour donner la parole à la poétesse. En contrepoint des quatrains et villanelles résonne le cycle de douze mélodies composé par le grand compositeur américain Aaron Copland en 1950 interprété par la soprano Marion Tassou et le pianiste Emmanuel Christien.