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Composition de 3 personnages dans un paysage sombre dont un homme pâle assis et deux femmes tapies dans l'ombre.
Saint-Sébastien, HENNER Jean-Jacques (Bernwiller, 1829 - Paris, 1905) 1888, Paris, peinture à l'huile © Saint Sébastien Jean-Yves Lacote
Homme pâle nu est assis de profil  sur une roche.
Saint-Sébastien, HENNER Jean-Jacques (Bernwiller, 1829 - Paris, 1905) 1888, Paris, peinture à l'huile © Orsay / Franck Raux
Figure de femme de  face, drapée de noir et tapie dans l'ombre.
Saint-Sébastien, HENNER Jean-Jacques (Bernwiller, 1829 - Paris, 1905) 1888, Paris, peinture à l'huile © Orsay / Franck Raux
Figure de femme de profil retournée, drapée de noir et tapie dans l'ombre
Saint-Sébastien, HENNER Jean-Jacques (Bernwiller, 1829 - Paris, 1905) 1888, Paris, peinture à l'huile © Orsay / Franck Raux

Saint Sébastien est acheté par l’État au Salon de 1888 pour être exposé au musée du Luxembourg, alors consacré aux artistes vivants. Le sujet est peu original mais la manière dont Henner le traite montre une certaine singularité. Ainsi, le tableau met avant tout en valeur le corps du saint martyrisé au IIIe siècle pour avoir adopté la foi chrétienne, exprimant sa souffrance mais sans véritablement montrer les flèches, peu visibles dans un coin du tableau, ou le sang de son martyre.

Le traitement des ombres et des lumières, où on reconnaît l’influence de Prud’hon, est également inhabituel par la manière dont le peintre fait disparaître un bras dans la pénombre. La lumière lunaire et le contraste entre le corps livide du saint et les voiles noirs des femmes sont caractéristiques du style de l’artiste.

Une caricature parue dans le Journal amusant du 12 septembre 1888 le représente comme « Saint Sébastien mangé par les chauves-souris ».