Le folklore italien
Après avoir obtenu le prix de Rome en 1858, Henner demeure cinq ans en Italie. Pendant ce « séjour enchanteur » à la villa Médicis, le peintre se consacre à son art et découvre l’Italie, ses paysages et sa culture
Les objets
Peinture
Portrait de jeune italienne
Entre 1859 et 1864
Au-delà des études d’italiennes en situation, Henner peint également des portraits, des « têtes » des jeunes femmes qu’il croise. Elles sont le plus souvent datées de 1859, mais celle-ci a probablement été peinte plus tard au cours du séjour. En effet, la peinture semble plus légère et la lumière plus subtile que dans les autres études de cette période.
Peinture
Rome, terrasse de la Villa Médicis
1860
Henner crée cette œuvre à la villa Médicis, à Rome, où il est pensionnaire entre 1859 et 1864. Il ne s’agit pourtant pas d’une simple vue de la Ville éternelle depuis la terrasse de la villa. Le tableau réunit des groupes de personnages « typiques », sans doute observés sur le vif et aisément reconnaissables à leurs costumes : moines, paysans, élégantes… devant un panorama « classique » dans lequel on reconnaît la silhouette de Saint-Pierre-de-Rome. Après avoir peint le jardin, l’artiste y rassemble fictivement les personnages, dans un travail de composition digne de celui d’un tableau d’histoire.
Peinture
Italienne assise, tricotant
1859
Pendant ses voyages au sein des campagnes italiennes, Henner se confronte à une nouvelle culture et découvre avec enthousiasme la richesse des costumes locaux. Dans ses carnets de dessins, il se met à copier les personnages qu’il observe, qui « tous semblent être faits exprès pour être peints » écrit-il à son ami Goutzwiller. Les jeunes femmes sont les plus intéressées pour poser. Outre les dessins, Henner fournit de petites peintures de ces scènes pittoresques, comme cette Italienne assise tricotant.