Portraits de son temps
Henner, portraitiste de talent, a peint plus de 400 portraits dont la plupart résultait de commandes. Outre son aspect rémunérateur, ce genre permet à Henner d’étudier la figure humaine et la physionomie de ses modèles.
Henner, portraitiste de talent, a peint plus de 400 portraits dont la plupart résultait de commandes. Ceux conservés au musée Henner permettent de donner une vision de la société du temps de l’artiste. Outre son aspect rémunérateur, ce genre permet à Henner d’étudier la figure humaine et la physionomie de ses modèles.
Les objets
Peinture
Le Sous-préfet d'Altkirch, Montaubin
1855
Entre 1855 et 1857, Henner revient vivre en Alsace pour se concentrer sur sa peinture après avoir échoué au concours du Prix de Rome. Durant cette période, il réalise de nombreux portraits de commande, dont celui de M. Montaubin, le sous-préfet d’Altkirch. Cette œuvre fait partie de celles qui ont construit la carrière de grand portraitiste de Henner.
Peinture
Nicolas Le Roux
1884
Nicolas Le Roux (1874-1935) est le fils d’un très grand ami de Henner, Hector Le Roux, un autre peintre qu’il rencontre pendant son séjour à la villa Médicis. Henner peint ce portrait en 1884, Nicolas est alors âgé de 10 ans. La composition de l’œuvre ainsi que la palette rappellent l’influence des maîtres espagnols qu’Henner a pu observer pendant son séjour en Espagne deux ans auparavant, mais également au Louvre.
Peinture
La Comtesse Kessler
Vers 1886
La comtesse Alice Kessler (1844-1919) est une figure mondaine et salonnière de la société parisienne de l’époque. Son portrait fut entrepris grâce à Mme Charles Beulé qui dit à Henner : Ce tableau n’est pas le portrait final mais une grande étude qu’Henner avait gardée dans son atelier.
Peinture
Jules Janssen
Vers 1879
Ce portrait, à l’aspect très moderne, représente Jules Janssen (1824-1907), astronome, physicien et ami de Henner. Il s’agit d’une étude sur papier bleu, rehaussée de peinture à l’huile, pour un portrait exécuté en 1879. Henner et Janssen sont des amis très proches, en témoigne l’abondante correspondance conservée au musée. Ils se voient presque chaque semaine lors de déjeuners ou de dîners, à Paris ou à Meudon, jusqu’à la fin de leur vie.
Peinture
Henriette Germain
1874
Henriette Germain (1869-1952) est la fille de Henri Germain, député et conseiller général de l’Ain, cofondateur en 1863 du Crédit lyonnais. Elle est peinte ici par Henner à l’âge de 4 ans. Cette image touchante fait écho aux portraits d’enfants de familles de la haute société parisienne que fréquente l’artiste. Cette étude plaît tant à Henner qu’il la garde dans son atelier. Le portrait final appartient à la famille du modèle.
Peinture
Portrait de Mme*** dit "La Femme au parapluie"
1874
La Dame au parapluie, peu idéalisée, avec sa physionomie très étudiée et son fond dépouillé est un exemple caractéristique du type de portrait qu'Henner aime réaliser. Mme*** s’appelait Augustine Durand mais il ne s’agit pas ici d’une commande. En 1876, Jules Clarétie évoque ainsi le tableau que Henner avait exposé au Salon de 1874.
Peinture
Thérèse Bianchi
Vers 1889
Henner fait le portrait de Thérèse Bianchi (1870-1940) vers 1888-1889. Dans cette étude, le peintre porte une attention particulière au traitement du regard, dont la dureté et la noirceur dénote avec l’image attendue d’une jeune fille de bonne famille. Thérèse Bianchi, brillante salonnière et femme de lettres, devient la Comtesse Murat en janvier 1894 par son mariage avec Gaëtan-Joachim Murat, officier d’artillerie.